Mon roman

Les coulisses de l’écriture de Dangerous Love

Écrire un roman, de l’extérieur, ça peut donner l’impression que l’autrice s’installe tranquillement devant son ordinateur, écrit pendant quelques heures, trouve des idées géniales et avance dans son histoire.

C’est faux.

Enfin… pas complètement, mais il manque quelques détails.

J’écris principalement le soir, lorsque j’ai le temps, que je n’ai pas énormément de choses à faire pour le lendemain et surtout que je suis motivée. Le week-end aussi, lorsque j’en ai l’occasion.

Parce que la motivation est une créature mystérieuse.

Elle peut être présente à 22 heures un soir où je devrais probablement dormir, et totalement absente à 15 heures un samedi où j’ai pourtant tout mon temps.

Et puis, parfois, j’ai une idée pendant la journée. Dans ce cas, je la note quelque part pour ne pas la perdre. Parce qu’une idée qui disparaît de ma tête cinq minutes après avoir pensé qu’elle était géniale, c’est malheureusement une expérience que je préfère éviter.

Et dans tous les cas, mon principal outil reste assez simple : mon ordinateur.

La journée, je m’installe généralement à la table de la salle à manger.

Le soir, je finis plutôt sur mon lit, avec un dessous d’ordinateur pour pouvoir écrire confortablement, et pour que mon ordinateur ne chauffe pas trop.

Et parfois, j’ai de la musique.

Pas systématiquement, mais lorsque j’en ai envie, elle peut accompagner l’écriture.

Je n’ai pas besoin d’une ambiance extrêmement compliquée pour écrire. Je peux simplement m’installer et commencer.

Surtout parce qu’une grande partie de Dangerous Love existe déjà dans ma tête.

Je n’ai donc pas besoin d’inventer complètement l’histoire au fur et à mesure.

Je sais où je veux aller.

Enfin… généralement.

Parce qu’avoir une histoire dans sa tête et réussir à la transformer en plusieurs milliers de mots, ce sont quand même deux choses très différentes.

J’écris également dans l’ordre des chapitres.

Je ne vais donc pas écrire aujourd’hui le chapitre 10, demain une scène du chapitre 28 et après-demain la fin parce que j’ai soudainement eu une illumination.

Si une idée me vient pour plus tard, je la garde.

Et pour ça, mes notes de téléphone sont particulièrement pratiques.

Je peux également noter certaines choses dans un carnet.

Parce que lorsqu’une idée arrive, le principe est simple : on la note.

On ne lui fait pas confiance pour revenir.

Elle pourrait.

Mais elle pourrait aussi décider de disparaître complètement et de ne jamais revenir au moment où j’en ai besoin.

Et ça, très peu pour moi.

Il m’arrive aussi d’avoir certaines scènes très clairement en tête et d’avoir immédiatement envie de les écrire.

Mais là encore, ça rejoint ce que je disais dans « Comment est née l’idée de Dangerous Love ? » : beaucoup de choses étaient déjà prévues avant le début de l’écriture.

Donc parfois, ce n’est pas vraiment une idée qui apparaît soudainement.

C’est plutôt une scène que j’attendais depuis longtemps et que je peux enfin écrire.

Et quand je suis vraiment plongée dans l’histoire, je peux apparemment perdre toute notion du temps.

La preuve ?

Un jour, j’ai commencé à écrire un chapitre.

Et j’ai continué.

Et continué.

Et continué.

Jusqu’à dépasser 10 000 mots.

Sans même m’en rendre compte.

J’étais tellement concentrée et tellement perdue dans l’histoire que je n’avais pas réalisé que le chapitre était devenu… légèrement conséquent.

Très légèrement.

J’ai donc dû le couper en deux.

Parce qu’à ce stade, ce n’était plus un chapitre.

C’était un roman indépendant qui avait décidé de s’installer au milieu du mien.

Et pourtant, je n’ai pas vraiment eu de situation où j’ai dû complètement réécrire une scène parce que je trouvais qu’elle ne fonctionnait pas.

Je préfère avancer dans l’histoire et faire les ajustements nécessaires ensuite.

Avant de publier un chapitre, je le relis toujours.

C’est important pour moi de revoir ce que j’ai écrit avant de le laisser sortir de mon ordinateur pour aller vivre sa petite vie.

Et il y a aussi une chose que je regarde systématiquement à la fin de chaque chapitre : le nombre total de mots du roman.

Oui.

Je pourrais simplement fermer le document.

Je pourrais passer à autre chose.

Mais non.

Il faut que je sache combien de mots contient Dangerous Love maintenant.

Parce que visiblement, connaître ce chiffre est une information absolument essentielle à mon existence.

Et lorsque je réécris mon roman, il m’arrive même de parler toute seule devant mon écran.

Ce qui est probablement très normal lorsqu’on passe autant de temps avec des personnages qui n’existent pas.

Enfin, j’espère.

Au fond, les coulisses de l’écriture de Dangerous Love sont donc assez simples : j’écris principalement le soir ou lorsque j’ai du temps, sur mon ordinateur, parfois avec de la musique, en suivant mes chapitres dans l’ordre.

Je garde mes idées dans ma tête, dans mes notes ou dans un carnet.

Je relis mes chapitres avant de les publier.

Je surveille obsessionnellement le nombre de mots.

Tout va bien.

Enfin… C’est probablement ce qu’on dit juste avant de recommencer.

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