On parle souvent des grandes choses qui rendent un livre incroyable : l’histoire, les personnages, les émotions, les rebondissements… Et évidemment, tout ça compte.
Mais parfois, ce sont des détails complètement insignifiants qui peuvent rendre une lecture encore meilleure.
Des petites habitudes de lectrice, des choses que personne ne remarque forcément, mais auxquelles je tiens énormément.
Et oui, je vais en parler.
Parce qu’apparemment, j’ai décidé de faire un article entier sur le fait que j’aime toucher la couverture de mes livres.
Commençons donc par ça.
J’aime toucher la couverture de mes livres. C’est un petit geste assez automatique. Sauf lorsqu’il y a des dorures.
Les dorures, on ne touche pas.
Enfin si, techniquement, on peut.
Mais personnellement, je préfère éviter de passer mes doigts dessus comme si j’essayais de faire disparaître le titre. J’aime bien que mes livres restent beaux, merci beaucoup.
Il y a aussi quelque chose que je fais régulièrement pendant ma lecture : regarder où j’en suis.
Pas uniquement le numéro de page. J’aime regarder le nombre de pages restantes et comparer avec l’endroit où je me trouve pour voir si j’ai réellement avancé.
Parce qu’il y a deux types de moments :
« Wow, j’ai déjà lu autant ! »
et
« Attends… je suis seulement à la page 87 ? »
Cette deuxième situation est particulièrement vexante lorsqu’on a l’impression d’avoir lu pendant trois heures.
Je regarde également le nombre de pages total d’un chapitre.
Et ça, c’est important.
Parce que si je vois que le chapitre fait dix pages, très bien.
Si je vois qu’il en fait trente-cinq…
On va peut-être avoir un problème.
Je préfère largement les chapitres courts. Un chapitre long peut rapidement me saouler si, en plus, je n’adhère pas particulièrement au livre.
Et c’est là que je découvre que la page 18 d’un chapitre n’est pas forcément mon ennemie.
Elle peut devenir une menace.
À côté de ça, mes livres restent généralement complètement vierges.
Je n’écris pas dedans, je ne surligne pas, je ne transforme pas les pages en cahier de cours. Mon livre doit rester… un livre.
Mes marque-pages, eux, ont leur place.
En revanche, il m’arrive parfois d’utiliser des post-it pour annoter certains passages, mais seulement dans des cas bien précis. Si je sais que je vais vraiment aimer le livre, je peux avoir envie de garder certains passages qui pourraient servir de citations.
Et j’annote parfois mes Folio.
Mais en général, je reste quand même assez sage.
Enfin, pour une lectrice.
À la maison, je préfère largement lire un vrai livre physique. J’aime l’avoir dans les mains, tourner les pages, sentir le papier…
Bref, toute l’expérience qui va avec.
À l’extérieur, en revanche, je peux lire sur mon téléphone. Principalement pour une raison extrêmement simple : je n’ai pas envie de transporter un pavé avec moi juste pour avoir le plaisir de me demander pourquoi j’ai choisi ce livre de 600 pages.
Le livre physique reste donc mon préféré à la maison.
Et il y a tous ces petits détails qui vont avec.
L’odeur d’un livre neuf.
La couverture.
Le bruit des pages lorsqu’on les tourne.
Parfois même la tranche.
Et surtout, le voir ensuite dans ma bibliothèque.
Il y a quelque chose de vraiment satisfaisant à regarder un livre qu’on vient de terminer rejoindre les autres.
Même si la bibliothèque commence à avoir de moins en moins de place.
Mais ça, c’est un problème pour la moi du futur.
Il y a également certains éléments dans un livre qui peuvent immédiatement rendre ma lecture plus agréable.
Les messages, par exemple, peuvent être très sympas lorsqu’ils sont bien intégrés.
Mais ce que j’aime particulièrement, ce sont les changements de POV.
Et surtout lorsque le point de vue passe au personnage masculin ou à un personnage secondaire.
Parce que j’ai parfois l’impression qu’on a énormément de POV du personnage principal féminin et beaucoup moins du personnage masculin.
Alors quand j’arrive à un chapitre avec son point de vue, je suis forcément intéressée.
J’aime pouvoir découvrir ce qu’un autre personnage pense réellement, surtout lorsqu’on vient de passer plusieurs chapitres à essayer de deviner ce qui lui traverse la tête.
Et puis il y a les illustrations.
Mais là encore, j’ai mes conditions.
Je les apprécie surtout lorsqu’elles sont à la fin du livre, sur les « couvertures » ou illustrations intégrées dans l’ouvrage.
Ça ajoute un petit quelque chose à l’objet lui-même sans venir interrompre ma lecture au milieu d’une scène.
Et puis arrive un autre petit plaisir : terminer un livre que j’ai adoré.
Mais contrairement à ce qu’on pourrait penser, je ne passe pas forcément immédiatement au suivant.
Quand j’ai vraiment adoré un livre, j’aime laisser un petit moment avant de commencer autre chose.
Parce que l’histoire est encore « chaude ».
Je viens de quitter les personnages, leur univers, leur histoire… et je n’ai pas forcément envie de tout remplacer immédiatement par une nouvelle intrigue.
J’ai besoin de laisser le livre redescendre tranquillement.
En revanche, si je n’ai pas particulièrement adoré ma lecture et qu’un autre livre est déjà commencé…
Je peux très bien retourner à celui-là.
Sans cérémonie.
Sans discours d’adieu.
Le livre n’a pas besoin d’être informé.
Et finalement, je crois que c’est ça qui rend la lecture aussi agréable : elle est remplie de petits détails qu’on ne remarque même plus.
Toucher une couverture.
Regarder le nombre de pages restantes.
Calculer mentalement combien il reste dans le chapitre.
Tourner les pages.
Sentir l’odeur d’un livre neuf.
Voir un livre rejoindre sa bibliothèque.
Tomber sur un changement de POV qu’on attendait.
Ou simplement refermer un livre qu’on a adoré et prendre quelques jours pour quitter tranquillement son univers.
Ce ne sont pas forcément de grandes choses.
Mais mises bout à bout, elles font partie de l’expérience.
Et honnêtement, si aimer les couvertures, compter les pages et juger intérieurement les chapitres trop longs fait de moi une lectrice un peu bizarre…
Je vais très bien vivre avec.
Tant que mon prochain chapitre ne fait pas trente-cinq pages.