Chroniques·Dark Romance

Masked Man 2

J’ai craqué pour cette duologie rien qu’en découvrant les couvertures et les jaspages, qui forment ensemble un duo magnifique. J’ai attendu un peu avant de me lancer, car je n’avais pas vraiment le temps de me consacrer à ces deux tomes. Alors, dès que j’ai enfin eu un peu plus de temps devant moi, j’ai foncé !

Après la fin du premier tome, j’attendais cette suite avec impatience et je savais déjà que ce deuxième tome serait probablement mon préféré. Et je ne me suis pas trompée ! On replonge directement dans l’histoire, et gros point positif : le résumé du tome précédent au début du livre. Franchement, c’est une super idée pour se remettre dans l’histoire sans être perdue.

Après les événements marquants du premier tome, Ivy tente tant bien que mal de se reconstruire. Désormais à la tête de l’empire de drogue de son père, elle doit composer avec cet héritage qu’elle n’a jamais voulu, son désir de vengeance et les ordres imposés par l’Organisation. Dans ce monde toujours aussi dangereux, elle va devoir trouver sa place et apprendre à avancer malgré tout ce qu’elle a traversé. À ses côtés, Eiji reste une énigme : imprévisible et parfois troublant, il semble constamment osciller entre l’envie de la protéger et celle de la détruire. Ensemble, ils vont devoir apprendre à collaborer pour faire tomber un ennemi commun.

J’ai vraiment bien aimé cette duologie, mais ce deuxième tome m’a encore davantage convaincue. Dès les premières pages, j’ai été embarquée dans l’histoire. L’ambiance reste sombre, pleine de secrets, de danger et de personnages difficiles à cerner. Il y a davantage d’action, des retournements de situation et de l’inattendu, exactement ce que je recherchais ! L’intrigue avance et la relation évolue, ce qui rend la lecture encore plus prenante. J’avais constamment envie de découvrir la suite et de comprendre où l’autrice allait nous emmener.

Je me suis très vite attachée à Ivy. J’ai profondément aimé sa personnalité, sa sensibilité et ses complexes liés à son albinisme. Son histoire m’a réellement bouleversée, notamment à cause de tout ce qu’elle a traversé durant son enfance. C’est un personnage qui m’a touchée par sa fragilité. J’avoue cependant que, compte tenu des sévices qu’elle a subis, je m’attendais à la voir davantage marquée et plus torturée émotionnellement. Après les événements du premier tome, j’aurais aimé que les conséquences psychologiques de son vécu soient encore plus approfondies.

Mon ressenti était assez similaire concernant Silas dans le premier tome. Pourtant, dans cette suite, j’ai beaucoup plus apprécié son personnage, notamment grâce à tout ce que l’on découvre sur son passé. Le récit met davantage en lumière Eiji et ce qu’il a vécu, en particulier avec ses parents. Et honnêtement, c’est bouleversant. Ces révélations permettent de mieux comprendre son comportement et apportent une vraie profondeur à sa psychologie. J’ai aimé découvrir ce qui se cachait derrière ses réactions et voir son personnage sous un autre angle.

J’ai également apprécié la plume de Marie RND. Elle est fluide, immersive et toujours aussi prenante. L’autrice possède cette capacité à nous happer dès les premières pages, tout en glissant parfois des phrases profondes qui font réfléchir. Les émotions sont bien retranscrites et l’histoire se lit toute seule. On ne voit pas le temps passer, et c’est exactement ce que j’aime dans une lecture.

Autre point que j’ai particulièrement apprécié : le peu de scènes spicy. Il y a bien une toute petite touche, mais cela reste très raisonnable. Le côté dark repose davantage sur les violences psychologiques, les traumatismes d’enfance, le harcèlement et les violences physiques que sur le smut. Cela donne une ambiance plus lourde émotionnellement, mais aussi plus centrée sur les blessures intérieures des personnages. Et franchement, c’est vraiment agréable de lire une duologie où la romance n’est pas constamment accompagnée de scènes spicy.

J’ai aussi adoré les retournements de situation. On pense parfois savoir où l’histoire nous mène, notamment concernant la figure du père, puis tout bascule. J’aime quand une intrigue arrive encore à me surprendre et à remettre en question ce que je pensais avoir compris. Et cette fin… Elle m’a clairement marquée. Elle est forte, émouvante et laisse un petit vide après la lecture. Grosse pensée pour Eddy, vraiment.

Au final, Masked Man, tome 2, est clairement mon préféré des deux. J’ai été davantage touchée par l’évolution de l’histoire, j’ai beaucoup plus apprécié Silas/Eiji et j’ai aimé découvrir les différentes facettes de sa personnalité. Entre une intrigue plus dynamique, une plume toujours aussi addictive, des révélations bouleversantes et une fin qui ne laisse pas indifférente, j’ai passé un excellent moment.

Je suis vraiment contente d’avoir découvert cette duologie. Elle m’a séduite par son univers sombre, ses personnages complexes et sa manière d’aborder leurs blessures. Et même si j’aurais aimé que certaines conséquences psychologiques soient davantage développées, je retiens surtout une lecture prenante et une fin qui m’aura marquée longtemps après avoir refermé le livre.

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→ Tome 1 : Masked Man
→ Tome 2 : Masked Man (ici)

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